FRAISSE, Marie Etienne
- Sexe : Masculin
- Naissance : 15 août 1743, Egreville 77620 Election de Nemours Election de Nemours
- Baptême : 17 août 1743, Egreville 77620 Election de Nemours Election de Nemours
- Naissance : 1793
- Décès : après 1803, Sens? 89
- Evénement :
- Note : Lettre de Marie Etienne après son premier départ de St Domingue, lorsqu'il est prisonnier des Anglais à Londre.
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A Londres le 10 may 1794, l'an 2 de
la république une et indivisible
L'incertitude dans la quelle je suis, mes chères amies, sur votre
sort et celui de nos cinq petits orphelins, m'est plus sensible
que tous les malheurs que nous avons éprouvés depuis trois ans.
Je ne sais ou me conduira ce cruel sentiment de douleur il en est
de même j'en suis bien sur, de vous à notre sujet ; je veux donc
encore une fois essayer de vous tranquilliser au moins sur ce point
ne pouvant à aucun autre égard soulager vos maux, ne le pouvant
peut être pas même si je pouvais me rendre auprès de vous.
Les suites d'une maladie que j'ai faite en janvier et
février de l'année dernière ((janvier et février 1793)) M'eussent bientôt conduit à
une mort certaine si je me fusses entêté plus longtemps
comme je faisois à ne pas changer de climat, Je suis donc
parti le 13 juillet pour New York quatre jours après j'ai été
dépouillé par les corsaires anglais du peu que j'emportais. Je suis
donc arrivé sans le sol le 5 août à New York un des état
unis de l'Amérique, ami de notre république, un ami qui à pourvu
à mes besoins. J'en étais parti le 25 octobre pour aller vous
joindre sur un navire qui était expédié pour se rendre en
droiture au hâvre de grâce mais sous soupçon qu'il était chargé
de propriétés françoises, il a été arrêté par un corsaire anglais
qui nous a fait prisonnier de guerre onze passagers que nous
étions et nous a débarqués Le 10 xbre à Liverpool après s'être
emparé de tous nos papiers, nous avons bientôt obtenu de nous
rendre ici pour les réclamer à l'amirauté sans avoir pu les
obtenir encore ceux qui me sont retenu sont les papiers
de famille de nos pauvres orphelins, leurs titres de propriété
et les miens et des pièces avec les quelles j'allais régler des
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Affaires en France : je ne peux donc m'y rendre sans emporter
tout cela avec moi et quant on me remettrait le tout demain je ne
pourrais obtenir de passeport peut être ne le pourrais-je qu'à la
paix me voici donc après trente et un ans ((depuis 1763)) d'absence à 60 lieux de
ma chère patrie sans savoir quand je pourrais y remettre les pieds. J'avais
laissé notre cher Fontaine malade mais j'ai eu indirectement de ses nouvelles,
de la fin d'octobre il faisait mieux se rétablissait. Loin de lui il
me semble qu'une partie de mon corps est séparé de l'autre. Ce serait
sans doute un grand soulagement des peines que j'endure que de recevoir
de vos nouvelles mais je ne sais si je dois vous engager à m'écrire
en tout cas faite passer vos lettres très courtes au bon parent de Paris
qui vous ont témoignés de l'attachement, il les lira et les acheminera
s'il le peut ou s'il le juge à propos. Hélas je vais au devant de
tout ce qui peut encore le plus déchirer mon coeur, des certitudes de
notre existence, de notre frère, de nos soeurs de nos neveux, voilà tout ce
que je vous demande supportons nos maux avec résignation
et espérons en la providence. Je vous embrasse tous bien tendrement.
N'ayez aucune inquiétude à mon sujet mon sort au
pis aller serait d'être réduit à la ration des prisonniers mais si
elle est frugale elle est saine et suffisante et ayant été pris
passager j'aurais toujours une ville comme prison, même une lieu
aux environs. Ce qui m'inquiète le plus est où trouver quinze à
vingt Louis pour payer mon passage lorsque j'aurais obtenu
un passeport ce qui selon toutes les apparences ne sera
pas de si tôt
Voici comme il faut mettre mon
adresse :
A M. Marie Etienne Fraisse prisonnier de guerre,
Puis mettre une enveloppe dans le même plis et la
même forme que celle ci sur la quelle vous écrivez :
..................A Mrs Simond et Hauhey
.................Négociant mineinglane N²7
.......... ...............à Londres.
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Mort de Pierre Aux Cayes St Louis le 10 Messidor An 11 (29.6.1803) :
Photocopie de l'acte
Parvenue à moi fraisse ainé à Sens, 9 frimaire an 12 ((1.12.1803)) au nom de la république française Extrait du registre des décès de la commune des Cayes, département du sud de SteDomingue,
Du onze messidor l'an onze de la république française onze heure du matin. Acte de décès de pierre Marie fraisse, décédé en cette ville hier au soir à onze heures du soir, agé de cinquantetrois ans natif d'Egreville département deseine et marne, habitant de la commune de cavaillon réfugié en cette ville fils légitime de Louis françois fraisse, décèdé et de Catherine Maugirard,suivant la déclaration faite par devant moi, jean pierre Desmares officier de l'état civil, par le citoyen Marie Etienne fraisse agé de soixante ans habitant de cette commune, frère du décèdé,et par les citoyens jacques Laurent La place dessource agé de cinquante huit ans habitant de Cavaillon réfugié en cette ville, et pierre Toirac agé de cinquante cinq ans officier de santétémoins qui ont signé après lecture au bas du présent, ainsi signé au registre M E fraisse, la place dessouras toirac, et desmares officier de l'état Civil, CollationnéDesmares Vu par nousambroise gonin, juge président du tribunal de première instance des cayes département du sud de St domingue, ou le papier timbré et l'enregistrement ne sont point en usage, pour legalisation,de la signature du citoyen Desmares officier de l'état civil, dans la commune des Cayes, Donné aux Cayes le seize messidor an onze de la république, française une et indivisible.
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LETTRE de Marie Etienne du 17 messidor de l'an 11 : (le 6.7.1803)
recue par son frère ainé à Sens le 9 frimaire an 12 :(le 1.12.1803);
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reçu à sens le 9 frimaire an 12 Aux cayes st louis ce 17 Messidor an 11
Feu mon frère Pierre fraisse icy le 10 du courant possèdoit
indivisément avec moi et chacun pour moitié tant dans l'immeuble que le
mobilier une habitation établie en cafériere sise paroisse de cavaillon au
quartier de la Ravine blanche.
Notre acte de société fait double sous signature privée est du 8
septembre 1788 en présence de trois témoins dont feu notre frère Louis Jérôme
fut l'un. Nous déclarames faire cette société à vie en tant qu'il fut en nous
mais au moins pour neuf ans.
Voicy copie du cinquième et dernier article ;
Convenant expressément que le cas arrivant du décès de l'un de nous le
survivant aura la gestion pendant un an à la charge d'en rendre compte
à qui de droit et au bout de la dite année en par lui justifiant qu'il
aura fait connoitre le décès aux héritier hors qu'il n'en soit empêché par
la guerre, il aura la faculté de prendre et acquérir la moitié des meubles
et immeubles en la dite société ayant appartenu au prédécédé au prix
que le tout sera estimé au plus bas prix comme pour payer argent
comptant en un seul payement le jour même de l'estimation, mais aura la
faculté de payer qu'en quatre ans par termes égaux en par lui s'obligeant
de payer les intérêts à cinq pour cent au fur et à mesure des
payements, aura en outre la faculté d'acquérir à ces conditions la portion
en terre, culture et bâtiments, enfin celle immobilière seulement s'il ne lui
convient pas d'acheter aussi la proportion en nègres, bestiaux et ustensiles.
Renonçant à pouvoir rien changer à la présente convention par dispositions
testamentaires ou par mariage que notre commun consentement,
dans aucun cas l'un de nous ne pourra vendre sa portion qu'aux conditions
cy dessus. Fait double et.
Le douze may mil sept cent soixante douze nous avons conjointement déposé
un des deux doubles de ce sous seing privé au rang des minutes de Mr Domergue
notaire aux Cayes sous le N² 3404.
Cinq jours après, le 17 may nous fîmes ou déposâmes tous les deux chacun
séparément nos testaments au rapport du même notaire et nous nous les étions
communiqués avant ; nos dispositions, les mêmes quant au fond étant
légataire universel l'un de l'autre), différoient cependant quant à la
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qualité des legs, mon frère me dit qu'il m'en, chargeoit moins pour m'indemni
ser de que j'avois fait et qu'il n'avoit pu faire ou cru pouvoir différer.
Il a donc donné particuliairement par ce testament, Quatre mille cinq cents
livres à chacun de nos cinq frères et soeurs lors vivants réversibles de ceux
mariés à leurs enfants et ceux des legs à Thérèse et Françoise de l'une à
l'autre. Plus de six milles livres à chacun des cinq enfants orphelins de feu
notre frère Louis Jérôme réversibles des uns aux autres en cas de mort avant
d'avoir disposé valablement. Plus deux milles livres à un domestique.
Tous ces legs sélevoient donc ensemble à cinquante quatre mille cinq cent
livres argent de st. Domingue ou trente six mille trois cent trente trois
livres six sols huit deniers Tournois qui avec environ dix huit à vingt mille
livres pour ce qu'il devoit payer des dettes sociales et quelques très légères
personnelles que la récolte de 1791, si elles n'eut été pillée en magasin, eut
presque entièrement acquittées, ensemble eussent fait toutes les charges de sa
succession.
Ce bien composé de 225 même 235 carreaux de terre de trois arpents 1/16 ème
chaques est tout en montagne mais la très majeur partie de douce exploita
tion cultivable. Si il y a des cantons très mauvais il y en a d'autres de très
excellentes qualités pour le caféier et où il résistera de très longues années au
lieu que dans la plus grande étendue il pourra périr plus tôt. Enfin
ensemble il forme un bon bien de ressource mais en le divisant il perdrait gros
de sa valeur. Chaque portion deviendront de très dure exploitation par les
entourages qu'il faudrait faire, l'eau qui ne se trouve qu'à une extrémité
en tout temps et la difficulté qu'il y aurait à la partager également le
bon et le mauvais dans les deux portions. Voilà pourquoi nous étions
expressément convenu que cette habitation n'appartienne enfin qu'à un.
En 1791 avant les troubles ce bien étoit planté de quatre vingt milles
pieds de caféiers tous jeunes dont cependant environ 60 mille pieds en rapport
qui eussent produit environ soixante cinq milliers de café si on eut pu faire
la récolte de 1791.
Les montures consistoient en environ cinquante cinq noirs de tout âges
au dessous de 48 ans et très peu de petits enfants, plus dix mulets une
vingtaine de bestes à cornes et au moins le double de moutons.
Les établissements étoient suffisants pour l'exploitation de 80 milliers de
café sauf peut être quelques petites augmentations.La maison principale
et toute celles d'aisance étoient peu de chose et il n'y avoit en ustensiles
que le plus nécessaire.
Le tout avant les troubles eut pu être estimé de 300 à 360 milles livres
suivant qu'il y eu plus ou moins de comptant.
Mais en May 1792, lorsque nous fîmes nos testaments les troupeaux et
ustensiles avoient déjà disparu par le pillage. Il n'y avoit qu'un commencement
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d'apparence du retour à quelque ordre qui pu faire mettre un prix en
imagination à ces sortes de biens. Celui cy n'étoit pas brûlé mais il pouvoit l'être
et les cultures avoient été si négligées que la récolte de 1792 fut très peu
de chose.
Cette habitation forcément abandonnée par les propriétaires en 1793 est
tombée dans un tel dépérissement entre les mains des séquestres et fermiers
qu'il n'y a été récolté l'année des dernière que six sept milliers de café
inférieur Les soins de mon frère depuis le 1er 7bre que nous nous étions mis
au lieu et place du fermier qui devoit déjà 3000 de ferme à la république,
avoient déjà tellement rétabli toutes les cultures qui étoient susceptibles de l'être
qu'une récolte de quarante milliers sembloit infaillible pour cette année.
Mais il a encore fallu abandonner ce bien le 19 janvier et depuis nous n'en
avons vu que le plus haut des montagnes et de très grandes fumées qui ont
semblée sur la direction des establissements nous n'en avons pas même eu
aucune nouvelle non plus qu'aucuns autres habitants de chez eux.
Dans cette état de chose quelle valeur peux t'ont donner à ces sortes de biens ?
Aucun ne se croit assez bon politique pour oser en hasarder une et
beaucoup penseront qu'elle pourrait être nulle.
Quoi qu'il en puisse être, je crois que pour le mieux des intérêts de mon frère
aîné celui de mes soeurs et de mes neveux, autant et peut être plus que pour
les miens il convient que le plus tôt possible je devienne le seul propriétaire de
ce bien, que je puisse le vendre en totalité ou en partie et par portion ainsi
que les occasions pourront se présenter. De cette manière on pourroit se
procurer si le pays devient à nouveau quelque chose, des secours pour rétablir et
remonter cette habitation et la laisser encore très productive et point
trop gastée, des secours pour autre usage.
Je prie donc mon frère aîné et mes soeurs de n'être pas fâchés si je leur
fais notifier ou s'il leur est notifié en mon nom le décès de notre frère
pierre afin que si bon leur semble ils aient à faire trouver de leurs fondés
de pouvoir sur les lieux pour y être en leur présence ou eux appelés à
procéder à l'estimation à la fin de l'année révolue après le décès ou au plus tôt
si bon leur semble, dans le cas ou je voudrois user de la faculté que nous
sommes mon dit frère et moi réservés et réciproquement accordée que le
survivant devienne seul propriétaire du tout et puisse prendre et acquérir la moitié
ayant appartenu au décédé.
Je me borne pour le moment à faire homologuer le testament au chef
d'exécution testamentaire seulement je différerai à me décider sur la qualité
de légataire universel désirant connaître avant comment mon frère et
mes soeurs envisageront la circonstance et la convenance de ces dispositions.
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Nous sentions bien mon frère et moi que nos dispositions de 1972 au vue de
nous procurer à l'un et à l'autre la tranquillité ne le pouvait plus dans
un temps où la valeur des choses étoit devenue si incertaines et peut être nulle.
Nous nous proposions de faire donc l'un et l'autre de faire de nouvelles dispositions. Mon frère devoit le faire le lendemain du jour qu'il est mort. Un grand mieux
apparent dans son état ne laissoit pas craindre ni prévoir la rupture
d'une des bronches qui l'a emporté en quelques secondes.
C'est avec une bien grande répugnance que j'emploie le mot de notification
à mon frère aîné et à mes soeurs. Que j'y songe seulement, ils
seront assez affectés de quelques manières que cette triste nouvelle leur soit
annoncée Mais des formes peuvent être jugées nécessaires : je ne sais vis à
vis de qui je peux me trouver un jour. Je suis bien persuadé que ceux qui
m'ont connu me rendront justice et seront persuadés que ce que je désire
est en vue du plus grand avantage et tranquillité de tous.
......................................................................M.E.FRAISSE
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(C'est sûrement par erreur que notre frère dit qu'ils ont conjointement déposé
un des deux doubles de leur sous seing privé le douze may mil sept cent
soixante douze : ça ne peut être puisque ce seing privé n'a été fait
que le 8. 7bre 1788).
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Lettre de Marie Etienne à son frère aîné (Jean François) demeurant à Sens :
Le 21 messidor an 11 : (le 10.7.1803).
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reçu à sens le 9 frimaire ......an 12 aux cayes st louis sud st Domingue le 21 Messidor an 11.
Tu m'as marqué mon cher frère que la providence t'a inspiré la résignation
à tous ses décrets. Qu'elle veuille donc te soutenir. Depuis dix ans je ne
comptois sur notre frère fontaine qu'à mesure que je le voyois. Mais surtout
depuis son naufrage il eut fallu de la tranquillité pour suivre un long
régime convenable et un peu de contentement. Hélas nous n'avons eu ny
l'un ny l'autre. Il a succombé le 10 à onze heures du soir à d'anciennes
infirmités et depuis peu à une toux faisoit mieux et n'annonçoit pas
une fin si proche semblant même beaucoup mieux, deux heures après
que je l'eus quitté sans crainte le laissant plus tranquille que depuis
longtemps même gaie une des bronches a rompue et il a passé en quelques
secondes. Il disait depuis longtemps heureux ceux qui meurt et icy il
pouvait avoir raison. Me voilà donc sans compagnie. Celui qui m'en a
tenu une si constante depuis huit ans de peine n'est plus. Il faut bien se
résigner.
Je te renvoye à la feuille cy incluse. Il suffira. Non je ne peux rien t'écrire
de plus Des lettres parties sont interceptées. Je n'y peu suppléer par une
occasion que je ne prévois pas et qui n'est rien moins que sure, ne sois cependant
pas surpris de ne recevoir de mes lettres de longtemps. Nous n'avons plus
pas un seul navire françois icy et les communications par terre de la
colonie sont interrompues.
Persévérons dans la résignation mon cher ami. Je t'embrasse mille fois
et tout ce que tu as de plus cher. Ton affectionné frère M.E Fraisse
Ce sera nécessité que tu communique toi même à tous cette cruelle nouvelle.
Voilà tout ce que je peux écrire bien précipitamment et peut être de bien
longtemps. Je prie donc mes soeurs et tous que celle ci leur soit commune.
Croyez tous tout ce que vous dira ou vous écrira mon bon ami Mr cotelle
comme ce que vous dirois moi-même et mieux quant aux conseils.
Soit bien tranquille à l'égard de ta chère fille. J'en ai reçu une lettre
en May. Elle est heureuse et contente autant que ton éloignement le permette.
J'ai fini toutes affaires avec Mrs Emangard. Hélas cela a été bien facile.
Tous les miens leur doivent de partager à jamais mes sentiments d'affection
et de reconnaissance........... Je n'ai pas encore fini avec la maison La Borde
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quelques pièces précieuse que j'ai eu bien de la peine à retrouver en sont la
cause. Mais tout est prêt Nous nous assemblerons sous trois jours et il est
ordonné de suivre la forme juridique c'est celle par arbitres qui ne souffrira
pas j'espère de difficultés.
Père : FRAISSE, Louis François
Mère : MAUGIRARD, Anne-Catherine
------------ FRAISSE de BORDEAUX, Pierre
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--------|- FRAISSE, Louis François
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| ------------ BOTTU de LA FÉRANDIÈRE, Marianne
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---|- FRAISSE, Marie Etienne
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| ------------ MAUGIRARD, Pierre
| |
--------|- MAUGIRARD, Anne-Catherine
|
------------ DELON, Catherine
Fichier créé avec Heredis, © bsd Concept